05/10/2010

STOP de la NVA, réactions francophones

A chacun sa réaction suite au STOP de la NVA. Si le cdh, écolo et le PS ont choisi de s'exprimer en commun (communiqué intégral ci-dessous), Didier Reynders a publié une vidéo sur "sa" MRTV :


http://www.dailymotion.com/video/xf2bn6_didier-reynders-r...

 

 

Réaction commune des trois partis francophones associés à la négociation fédérale :

 

Rupture unilatérale des négociations par la N-VA : pour le PS, le cdH et Ecolo, une décision irresponsable et dommageable pour tous les citoyens de notre pays 

 

 

Les 3 partis francophones autour de la table, le PS, le cdH et Ecolo, déplorent la rupture par la N-VA des négociations sur la réforme de l’Etat. Ils regrettent le refus de la N-VA de finaliser la réforme avec les 6 autres partis autour de la table et la décision d’interrompre les discussions visant à aboutir à la formation du Gouvernement fédéral.

 

Les citoyens attendent légitimement des femmes et des hommes politiques qu’ils osent prendre leurs responsabilités et qu’ils trouvent des solutions. Malheureusement, plus de 110 jours après les élections, un parti, la N-VA, refuse toujours d’avancer dans la voie d’un compromis équilibré, seule issue possible.

 

Plus de 110 jours après les élections, les citoyens n’ont toujours pas de réponse à une question fondamentale pour l’avenir du pays : la N-VA a-t-elle la volonté ou est-elle capable d’accepter un jour une réforme de l’Etat équilibrée ?

 

Tous les partis autour de la table sauf la N-VA ont démontré dans le passé et durant les dernières semaines, leur capacité à conclure des compromis pour réformer l’Etat, c’est-à-dire avoir le courage de faire des concessions mutuelles.

 

Contrairement à ce que certains affirment, le volume des matières transférables ainsi que les moyens concernés permettent un déplacement du centre de gravité vers les Régions.

 

Pour les 3 partis, le PS, le cdH et Ecolo, il est irresponsable de laisser passer une opportunité inédite de transformer en profondeur la Belgique et d’accorder plus d’autonomie aux 3 Régions de notre pays, tout en assurant la prospérité et en maintenant au niveau fédéral en particulier les socles fondamentaux de la solidarité interpersonnelle.

 

Ce n’est pas avec des ultimatums que l’on gouverne. Et ce n’est pas en lançant des ukases que l’on assume la responsabilité qui a été confiée par les citoyens lors des élections de juin dernier.

 

A deux reprises, le 24 août et le 21 septembre, la N-VA a accepté les 12 principes pour la révision de la loi de financement. Elle en donne maintenant sa propre interprétation et exige comme préalable qu’un seul et unique des 12 principes (l’augmentation significative de l’autonomie financière des entités fédérées, ramenée par la N-VA à une augmentation de l’autonomie fiscale basée sur l’IPP) soit mis en œuvre.

 

Tout responsable francophone qui soutient un tel scénario accepte l’appauvrissement structurel des populations de Wallonie et de Bruxelles.

 

L’exigence de la NV-A ne tient en effet pas compte des 11 autres principes, dont notamment le maintien des prérogatives fiscales nécessaires à la viabilité à long terme de l'Etat fédéral, l'absence de concurrence fiscale déloyale ou le non appauvrissement d'une entité fédérée.

La N-VA veut-elle cacher la vérité ? Aurait-elle peur que l’on démontre que ses exigences étrangleraient financièrement l’Etat fédéral et remettraient fondamentalement en cause la sécurité sociale ? Aurait-elle peur qu’il soit constaté que ses idées vont appauvrir considérablement les Wallons et les Bruxellois ?

Les 3 familles politiques francophones continueront à exiger, dans le cadre de toute discussion future, une vérification des conséquences financières pour la Wallonie, pour Bruxelles, pour la Flandre et pour le niveau fédéral de chaque modèle de financement proposé. Afin d’être le plus transparent possible et de permettre aux citoyens de juger par eux-mêmes, les conséquences des propositions de chaque parti devront être calculées par le Bureau du Plan et la Banque Nationale.

 

Le PS, le cdH et Ecolo ont été constructifs dans les négociations et continueront à l’être. Au-delà de leurs différences respectives, les 3 partis francophones resteront solidaires, unis et fermes dans l’intérêt supérieur du pays en général et des Wallons et des Bruxellois en particulier.

 

La formation d’un Gouvernement fédéral travaillant pour tous les citoyens reste la priorité absolue. L’urgence de la situation économique et sociale l’exige ! Les 3 familles politiques francophones, le PS, le cdH et Ecolo, restent ouverts à la discussion afin de maintenir la stabilité du pays et d’offrir une perspective durable tant aux entités fédérées qu’au niveau fédéral.

 

 

 

08:54 Écrit par Michel dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, ecolo, ps, cdh, nva |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.