27/04/2011

Johan et Elio côte à côte à l’ULB

johan elio.jpgUn auditoire bondé, des questions à la pelle. La faculté bruxelloise de sciences politiques avait « booké » les deux ténors socialistes bien à temps, ils étaient donc là ensemble pour marquer le 365ème jour depuis la chute du Gouvernement Leterme.
Voici quelques extraits des échanges entre le flamand et le francophone, pas forcément retranscrits dans la presse.

Elio Di Rupo commence avec … un lapsus « le parti que j’ai en face de moi depuis 10 ans, euh 10 mois pardon ». C'est dire si ça semble long!

Le même : « Il y a un mythe de la réforme de l’état, comme si régionaliser signifiait améliorer (…) mais est-ce que la gestion du tunnel d’Anvers est un exemple de bonne gestion ? ».

Ou encore « Faire un compromis ça se fait avec les autres, pas avec soi-même ou avec son propre parti ! »

Sur la culture belge « oui, elle existe encore : la culture belge c’est une certaine modestie, une humilité en toute circonstance. Et un sens du compromis qu’on ne doit pas perdre ».

A propos de Bart De Wever : « Quand on ne négocie pas, les discussions sont intéressantes. C’est un homme agréable et cultivé. En négociation il affiche la détermination d’un nationaliste. Mais il a aussi une crainte : être un nouveau Hugo Schiltz, critiqué dans son propre camp. N’oubliez pas qu’à la NVA, il faut 2/3 de votes favorables pour participer à un Gouvernement fédéral.»

Johan Vande Lanotte « Certains craignent que les régions aient beaucoup de pouvoir. Moi je n’ai pas peur qu’une entité ait du pouvoir. L’Europe a du pouvoir aussi, beaucoup de pouvoir. Et ça ne me pose pas de souci ».

Le SP.A toujours « Je ne suis pas pour la circonscription unique, car cela entraînerait une logique de pure majorité au Parlement. Et ce serait la fin des mécanisme de protection de minorités ».
Réplique d'Elio Di Rupo « Je n’ai pas dit que je voulais qu’on élise un Président ».

Sur les recensements linguistiques (trop rares selon Elio Di Rupo) : « En consultant les annales parlementaires, j’ai retrouvé le témoignage d'un homme répertorié comme francophone : on m’avait demandé quelle langue je parle le plus, j’ai répondu le français car c’est celle de ma mine en Limbourg. Certes, ma femme est flamande, mais je ne lui parle plus depuis longtemps…».

09:31 Écrit par Michel dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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