06/05/2011

Belgique, un Roi sans pays?

palais_de_laeken.jpgLa Palais a-t-il été un peu trop prompt à réagir pour condamner le livre de Steven Samyn et Martin Buxant ?
En ne se distanciant « que » de deux éléments rapportés, l’entourage d’Albert 2 laisse entendre que les autres infos sont correctes. Ou simplement qu’il n’a pas lu intégralement l’ouvrage ?

Le communiqué n’a pas tardé. Jeudi 5 mai, jour de la sortie de ‘Belgique, un Roi sans pays’ – 196 pages de confidences et d’explications sur les coulisses du Palais –  à 10 h 41’, les rédactions reçoivent un communiqué (bilingue, natuurlijk) stipulant que « Le Palais Royal regrette que la discrétion du colloque singulier ne soit pas respectée (…)
Certains des extraits publiés comportent des inexactitudes manifestes, notamment sur les entretiens du 16 juin et du 8 octobre 2010. »

Boum, la bourde. Pourquoi donc ? Le soir même, les chroniqueurs de Sans Langue de Bois (Bel RTL), experts en comm’ politique, soulignent : « ça signifie donc que – excepté ces deux éléments – tout le reste est correct ! ». Maladroit forcément.
 
Voici les extraits qui irritent le Palais (cités dans un article de LLB le jour-même) :

16 juin : rencontre électrique entre Albert deux et un Alexander De Croo qui ne prend même pas la peine de porter cravate. Le souverain s’est plaint de la responsabilité du jeune Président dans la crise. De Croo n’apprécie guère « c’est de la politique, ce n’est pas votre rôle ». Et le libéral d’accuser le Palais d’avoir « donné consigne de (l)e critiquer en public ».

8 octobre : Bart De Wever est convoqué au Palais, pour endosser une mission royale, pas encore formateur, ni même informateur. « Et pas ‘explorateur’, ça fait trop sérieux. Réservé à d’autres » aurait – en substance – dit Albert.

Alors, la NVA mal vue du Palais ? On imagine assez bien qu’un parti nationaliste et républicain, qui a d’ailleurs réclamé que le Prince Philippe rende son mobilier à la Flandre, n’y suscite guère de sympathie.
Invité de Matin Première, Martin Buxant va un poil plus loin : Albert a ses chouchoux ; notamment le socialiste flamand Johan Vande Lanotte, ceux qu’il écarte comme De Croo et ceux avec qui certaines rencontres se sont mal passées, dont De Wever…

A propos de la crise, Bertrand Henne demande, taquin : Si le Roi joue un rôle dans la crise, on peut donc en déduire qu’il en est aussi en partie responsable ? Samyn n’élude pas mais rappelle que le Roi suit le consensus mais quand il n’y en a pas il doit faire des choix, et donc des mécontents.
Buxant défendra quand même le porteur de la Couronne : il est souvent sous l’influence de tels ou tel homme politique mais depuis le début de la crise on peut le créditer d’un parcours sans faute. En paravent, il a souvent temporisé.

Sire, lisez ce livre ; ses auteurs vous apprécient visiblement !

09:16 Écrit par Michel dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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