19/09/2011

Reynders à Bruxelles, viendra – viendra pas ?

didier reynders.jpegMoi je sais ! Moi aussi… Si Didier Reynders n’est pas très loquace à propos d’un éventuel déménagement à Bruxelles, les cadors de son parti se répandent volontiers sur la question. Mais pas pour dire la même chose, ce qui confirme à tout le moins que s’il y a stratégie celle-ci n’est pas concertée.
Extraits :

Il vient

On a besoin d’un patron, et l’hypothèse de faire venir un Vice-Premier ancien Président de parti existait déjà du temps de Louis Michel.
(…) En tous cas ça expliquerait pourquoi il ne s’est pas investi pour faire émerger un patron à Bruxelles.
Encore un autre : Il a de bons rapports avec Laurette Onkelinx, ça pourrait contribuer à nous rendre fréquentables aux yeux des socialistes (ndla : on s’amuse déjà d’imaginer les deux anciens liégeois se battre pour incarner l’esprit de la Capitale).

Mais non, il ne viendra jamais

2014 c’est loin, d’ici-là Reynders aura obtenu un poste international. A la première occasion, la Belgique et lui c’est fi-ni !
Plus loin : Charles ne lui fera pas cadeau de Bruxelles  (même pas pour faire de la place à son père au fédéral ?).

Affaire à suivre!

11:37 Écrit par Michel dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, bruxelles, didier reynders |  Facebook |

01/09/2011

Potin politique : à Schaerbeek, Clerfayt respire.

Clerfayt.jpeg« Depuis six mois il est plus détendu » glisse un proche du mayeur, « on a réalisé qu’une majorité MR-PS est possible, ça rassure ».
Le Bourgmestre Schaerbeekois s’est sérieusement inquiété de son avenir, mais à présent ça irait mieux. Et pour cause, on se souvient du combat des chefs qu’avait été l’élection de 2006. Le soir des résultats, c’est finalement  une alliance MR-Ecolo qui fût conclue avec Isabelle Durant qui acceptait donc de brûler un olivier pourtant prévu en haut lieu. Evincée sans avoir rien vu venir, Laurette Onkelinx tentera in extrémis de proposer une tripartite classique mais elle essuiera uniquement des huées.
C’est en direct, face aux caméras de la RTBF qu’Elio Di Rupo apprendra la nouvelle, la journaliste Valérie Druitte ne manquant pas de décrire à ceux qui ne les auraient vus ses yeux « grands ouverts ». Les colères d’Elio sont noires !

Pour sûr, Schaerbeek est une commune à suivre, d’aujourd’hui jusqu’à 2012.

08:57 Écrit par Michel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, ps, ecolo, cdh, communales, 2012, schaerbeek, bruxelles |  Facebook |

17/03/2011

de Clippele "à 3, je pars! 1 - 2 ... ok je reste".

olivier de clippele,mr,bruxellesMême localement, la politique est faite de coups de sang et de petits calculs. Tenez par exemple à Ixelles où le MR côtoie le PS dans le collège communal. « Un échevin menace de faire sécession ». « Ah bon, qui donc ? » « de Clippele ? Faut faire quelque chose! », ça je l’ai entendu de mes oreilles, entre deux cadres MR bien informés et qui n’ont pas intérêt à se mentir. Faut dire que ce n’est pas n’importe qui Olivier de Clippele, c’est même un des rares ixellois à avoir sauvé sa tête lors des dernières régionales. C’est dire si son départ pourrait faire du bruit.

Oh certes, c’est presque un habitué. Avant 2006 déjà, il avait fallu l’intervention expresse de feu Jacques Simonet pour conserver le bouillonnant élu. Recalé de la 2ème à la 11ème place sur la liste de son parti, ce notaire bon catholique et bel orateur était finalement resté (non sans réobtenir sa place initiale, quand même !).
Les raisons de son courroux sont cette fois moins claires. D’après certains il y en a deux dont (tiens tiens) sa place et celle à donner à l’Open VLD sur la liste en 2012. D’autres parlent déjà de la future majorité « elle est bétonnée PS – MR mais plusieurs libéraux estiment que les socialistes n’ont plus d’avenir et que c’est avec Ecolo qu’il faut s’associer désormais ».

N’empêche, dans l’après-midi les téléphones chauffaient, une réunion (locale ?) était organisée et tout rentrait dans l’ordre. « De Clippele est arrogant, égoïste mais pas stupide » tonne un élu MR « il sait que s’il part vraiment il perdra tout ».

On le disait au début, la politique est aussi faite de petits calculs.

 

18:47 Écrit par Michel dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : olivier de clippele, mr, bruxelles |  Facebook |

23/02/2010

MR à Bruxelles, un navire sans capitaine?

Les réformateurs bruxellois aiment se présenter comme le 1er parti de la Capitale, relégué injustement dans l’opposition par l’Olivier. Mais en interne l’incompréhension est grande, le mécontentement aussi.
Petit tour au travers de témoignages, On ou Off, de plusieurs personnalités en verve : élus, cadres ou responsables de sections.

Quel est l’état d’esprit actuel des réformateurs quand on parle des élections à venir?

Françoise Bertieaux, Présidente du MRLB (la branche bxloise du MR) prend la question au sérieux, se concentre un instant puis reconnaît il y a un paradoxe entre les élections régionales et les fédérales. Pour faire simple, au fédéral on fait chaque fois le plein (grâce à la périphérie ?) alors qu’aux régionales on a perdu un élu à chacune des dernières élections.
Sans doute les thèmes fédéraux favorisent-ils le vote libéral?

Un parti en phase avec la sociologie locale ? C’est là que ça se corse…

Non non et non peste un cabinettard, on ne laboure pas assez le terrain. Encore une fois, Françoise Bertieaux fait face : On a poussé des nouveaux belges, mais « placer des gens » ce serait aller à l’encontre du triangle mérite-travail-effort, et ces valeurs sont chères aux libéraux !
Le cabinettard insiste :
on devrait faire comme au PS : directement  intégrer dans les équipes des gens venus de partout, égrener au fil de la législature et finalement pousser les valables sur les listes.
Chez nous il a d’abord fallu placer les sortants, puis les « petit de » d’Uccle ou d’Ixelles.




Jacques simonet

Les réformateurs n’ont toujours pas trouvé de réel successeur à Jacques Simonet

 
Et dans le cœur des bruxellois ? Quelle personnalité pourrait à terme s’imposer comme "Monsieur Bruxelles" et devenir un Charles Picqué bleu ?
Le FDF Didier Gosuin est en pôle position; longtemps Ministre, Bourgmestre plénipotentiaire d’Auderghem et chef de groupe au Parlement. Mais certains le jugent trop à gauche et plus assez jeune. En outre il ne jouit pas toujours du soutien de son Président Olivier Maingain.
Xavier Baeselen, jeune député fédéral et échevin Boitsfortois est reconnu pour sa connaissance des dossiers (il fût longtemps secrétaire politique à la Chambre) il a souvent le ton juste et sait faire parler de lui confie un cadre de l’avenue de la Toison d’Or. L’intéressé se dit flatté, mais confesse humblement ça se jouera d’élections en élections, hors je viens d’une petite commune, où la Bourgmestre (FDF Martine Payfa) est bien en place. D’autres doutent simplement qu’il parvienne un jour à s’imposer.

Autre nom qui revient souvent Gaëtan Van Goidsenhoven, Bourgmestre d’Anderlecht depuis le décès de Jacques Simonet et député bxlois par suppléance depuis peu. S’il gagne à Anderlecht en 2012 ça va lui donner des idées glisse, beau joueur, Didier Gosuin. Mais un haut mandataire socialiste (!) se gausse : Gaëtan ? Avec le nombre de conseillers qu’il perd chaque année, il sera déjà bien content de garder sa majorité jusqu’au bout… (lire ci-dessous)
Inutile de dire qu’Armand De Decker, tête de liste en 2009, est grillé. En négociations, la première chose qu’il a lâchée fût la présidence du gouvernement bruxellois confiait un responsable écolo avant même que ne soit planté l’Olivier. Il n’incarne pas vraiment le souffle nouveau estime simplement un élu réformateur.

Ce qu’il manque, conclu en soupirant un conseiller communal et candidat malheureux à une place éligible à la région, c’est une gestion macro des talents. Certains sont dans le pipe-line mais on les mets trop loin. Regardez la composition de la dernière liste, la place des jeunes était anecdotique…

Ah, si on avait confié la tête de liste à Clerfayt…

Pour ceux qui n’en sauraient rien, voici comment un député raconte l’arrivée d’Armand De Decker en tête de liste à Bruxelles. Si elle est impossible à prouver, l'histoire est en tous cas confirmée à plusieurs sources.
Au départ, il y avait un accord pour que ce soit Bernard Clerfayt qui tire la liste régionale en 2009. Il était de très bonne disposition, ça promettait ! Mais ça barrait la route à Maingain pour être tête de liste à la Chambre au prochain tour (ndla : pas deux fois un FDF numéro Un).
En plus, il serait passé devant Gosuin. On a donc eu une alliance objective entre Gosuin et Maingain pour que ce soit un libéral qui tire la liste.
Une erreur terrible
estime un autre parlementaire fédéral.

On le sent bien, en interne, il n’y a pas de leader naturel et unanimement respecté. Chacun est tellement occupé à regarder son propre territoire qu’on en oublie l’ensemble du parti explique un élu réputé fort en gueule, avant d’estimer le problème, c’est la faiblesse de Reynders. Un autre d’ajouter contrairement aux apparences, Didier est tout sauf un autoritaire. Pour lui, mettre les mains dans le cambouis bruxellois c’est risquer de se faire couper les doigts ! Un avis pas toujours partagé, il semble qu'au besoin Didier Reynders s'investisse, mais pour trancher, pas pour prendre l'initiative.
Un autre député affirme Aujourd’hui, Olivier Maingain est certain d’être consulté sur les dossiers communautaires, ce n’était pas le cas avec Louis Michel. C’est une des raisons de son soutien à Reynders. Mais le résultat c’est qu’aujourd’hui à Bruxelles il y a toujours deux partis distincts…

Anderlecht et le cas Van Goidsenhoven

Voilà la petite idée qu’a évoquée un Président de section locale. Sans prétendre qu’il s’agisse d’un plan sérieux, elle en dit long sur la manière dont on prépare (ou pas) un scrutin.
Prenez quelqu’un comme Destexhe, il est connu, il a du bagout et tout ce qu’il faut pour gagner. Il est hors jeu à Auderghem mais bien utilisé il sait jouer en équipe. On pourrait l’envoyer à 1070 avec un mandat clair : « faire gagner Van Goids » et lui donner une compensation du style « mandat rémunéré ou prestigieux ». Ca arrangerait tout le monde mais, insiste-t-il, ça suppose que quelqu’un reçoive l’un et l’autre, fasse germer l’idée, coordonne. Initie et dirige en somme. Et ça... on ne l’a pas !
Idée
farfelue ou géniale, risquée ou ambitieuse, réponse au plus tard en 2012.

17/06/2009

Regarder bruxelles pour comprendre le reste

C'était une des nombreuses questions de l’après scrutin " Bruxelles aurait-elle son sort entre ses mains ? ", l’après élections aura vite démontré que non…

La négociation pour la formation de son gouvernement a été aspirée par celles de la région wallonne et de la Communauté française.

Mieux vaut une majorité uniforme a-t-on entendu dans la bouche de tous les présidents de partis.

Ah bon ? Même si les résultats sont différents ?

C’est interpellant dans le cadre d’un système fédéral, à quoi bon finalement créer des institutions distinctes si au final leur fonctionnement est court-circuité par des choix de stratégies politiques ?

A ne pas négliger non plus; le caractère singulier de ce choix politique (qui comme tout choix est sujet à discussion) :
N’oublions en effet pas que lors des trois législatures précédentes la majorité bruxelloise était différente de celle qui prévalait en région Wallonne et à la Communauté : Avec Ecolo en 2004 – sans écolo en 1999 et avec le PRL-FDF en 1994…

Interpellante aussi l’attitude des partis flamands du parlement de la région capitale :

Ils ont en effet commencé à négocier entre eux leur propre accord, avant que la majorité ne soit connue dans l’autre groupe linguistique. Que se passerait-il si les deux programmes ne s’accordaient pas?
Gageons toutefois que ce sera le cas et revenons à l’objet de ce billet :

N’y a-t-il pas une preuve de manque de maturité pour notre fédéralisme, ou au moins d’empressement des partis, à avancer pour forcer une majorité en interprétant ainsi le choix des électeurs ?

Eléments de réponse avec Jean-Michel Javaux, sur son compte Facebook (il faut parfois chercher l’info là où elle se trouve) : MR+Ecolo n'a pas de majorité en Wallonie (…) il y a eu des élections avec des résultats arithmétiques (certes surprenants par rapport aux sondages) et Ecolo n'a pas obtenu 51%.

 

En fait, un autre mandataire vert – plutôt étiqueté supporter de la jamaïcaine – avait lui-même deviné dès le soir des élections : le fait majeur de ce scrutin c’est que le MR n'a pas du tout progressé comme prévu…

CQFD?

Pour en savoir plus sur les mouvements d'électeurs entres partis, lisez cet article :
http://www.rtbf.be/info/le-mr-deplume-par-ecolo-et-le-ps-...

09:06 Écrit par Michel dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : olivier, majorite, bruxelles, negociations |  Facebook |