17/11/2009

Grincements de dents au cdh

Dieu que la politique peut se montrer paradoxale.
C’est bien lorsque les communiqués officiels parlent d’unanimité (en l’occurrence « moins une abstention ») qu’il faut comprendre que les avis sont divergents...
La preuve ce lundi Rue des Deux Eglises. La Libre Belgique (encore une fois) donne un compte-rendu  "comme si vous y étiez, ou presque" de la fronde à laquelle Joëlle Milquet et Benoît Lutgen ont du faire face.
C’est le député Bourgmestre de jette Hervé Doyen qui tire le premier (…). D’autres abondent dans le même sens : Catherine Fonck, le député Georges Dallemagne ou encore le parlementaire wallon Michel Lebrun.
C’est sûr, il y a de la contestation dans l’air.

Alors, crise au cdh, comme au MR? Les remous de l’Avenue de la Toison d’Or n’ont pas débutés très différemment de ceux de la Rue des Deux Eglises: qqs remarques, des articles amplifiés par des appels en off et au final une demande de démission.

Lutgen Milquet
Joëlle Milquet et Benoît Lutgen n'ont-il pas vu venir la fronde?


Parlons-en, de ces offs : « ça chauffe en réunion » prévient le premier.
« Elle manipule, tout ce qu’elle veut c’est qu’on l’appelle encore une fois à nous sauver » s’énerve un autre.
Toutefois l’entourage de la Présidente tient bon, reconnaissant simplement que « certaines décisions ont été mal comprises, voire mal perçues », en référence surtout à la procédure d’élection (déjà commentée sur ce blog, lire ci-dessous).
Pas de quoi calmer ce cadre bruxellois, « tout cela n’est pas conforme aux statuts, il suffit de vérifier ! ».

Et de fait… Extrait des statuts du cdh :

§1. Conditions d’éligibilité et élections
Art. 73

§1. (...) Le président est élu dans les six mois qui suivent l'élection de la Chambre pour la durée de la Législature. Il est rééligible une fois consécutivement.
En cas de circonstances exceptionnelles une dérogation peut être accordée par le bureau politique à la majorité des 4/5 à la conditions que les 2/3 des membres ayant voix délibératives soient présents.
En cas d’impossibilité définitive d’exercer ses fonctions ou de retrait, le bureau politique nomme le 1er vice-président comme président interimaire.

Il est procédé à l'élection d'un nouveau président dans les 3 mois qui suivent la vacance.

On notera au passage - en précisant qu'il y a eu une dérogation à l'unanimité - que les statuts prévoient 'Une incompatibilité entre la charge de président et (...) une mission de membre d'un exécutif fédéral, régional ou communautaire.

Petit détail malgré tout, vu que rien n’interdit à d’autres membres de se porter candidats, le formulaire de candidature n’est – au moment de poster ce message, soit 48 heures après le début de la période de dépôt – toujours pas en ligne :

http://www.lecdh.be/formulaire-candidature-presidence/

L’article de La Libre Belgique :
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/543113/joelle-milquet-jusqu-en-2011-puis-benoit-lutgen.html

L’éditorial d’Eric Deffet (Le Soir) :
http://www.lesoir.be/forum/editos/2009-11-17/au-cdh-la-democratie-est-un-gros-mot-738384.shtml

 

27/10/2009

Il n'a rien lâché, ou si peu...

C’est un peu le calme après la tempête au MR. Ou l’école des fans, quand on pouvait dire tout le monde a gagné !
Sur Matin Première, Bertrand Henne n’a d’ailleurs pas manqué de relever le lapsus de Charles Michel, pour qui on peut voir le verre à moitié rempli ou à moitié plein.
On l’a compris,
les frondeurs ne se montrent pas trop déçus de n’avoir rien obtenu de ce qu’ils réclamaient ouvertement dans leur lettre, à savoir la démission de Didier Reynders et/ou une consultation des militants.

reynders
Certains ont douté mais Didier Reynders est toujours Président du MR.

On notera d’ailleurs au passage que Willy Borsu (qui rime avec Promu) sera resté relativement discret, invité du Chat d’Actu24.be, reportage sympa sur TVI… mais pas de grande déclaration.
Modeste aussi, Didier Reynders lui-même, tant chez Pascal Vrebos que sur le plateau du 13 heures de la chaîne privée.
Ses troupes insistant surtout sur l’unité du parti, la préparation des prochaines échéances etc.

Une unité retrouvée ? A voir…

Au-delà des doutes que chacun peut avoir sur le fonctionnement de la nouvelle structure (voir l’éditorial de Francis Van de Woestyne dans La Libre), j’aimerais quand même partager avec vous ce message d’un mandataire fidèle à Reynders, reçu par Nicolas Gaspard, reporter à Nostalgie :
Le bilan de cette crise interne marque la perte d’influence non du clan Michel en tant que tel, puisque Charles a eu l’intelligence de ne pas réclamer la vice-présidence, mais bien de Louis.
Peu de parlementaires se sont rangés derrière lui au final et sa présidence puis son départ à la Commission ont laissés des traces.


Comme quoi, quand on cherche, on trouve !

A lire : 
L’éditorial de Francis Van de Woestyne :
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/538697/edito-un-accord-equivoque.html


Willy Borsu avec les internautes d’Actu 24
http://www.actu24.be/article/belgique/willy_borsus_moi,_loutil_de_personne/362859.aspx




Accessoirement, RTL info a choisi de mettre en avant que Didier Reynders a songé à arrêter la politique pendant ces jours de tensions.
Il l’a précisé lui-même, c’était en fait un « oui » utilisé dans un questionnaire ne permettant qu’une réponse affirmative ou négative.
Fondamentalement je ne pense pas qu’un mandataire de ce niveau puisse renoncer si vite à un travail qui revêt tant d'aspects passionnels, voire addictifs. Il y a d'ailleurs trop d'exemples d'hommes politiques gifflés et qui pourtant reviennent pour que j'en doute.
Mais ça n'est que mon avis, et pourrait d'ailleurs être l’objet d’un autre billet…


http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/281678/reyn...

16:00 Écrit par Michel dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, tensions, reynders |  Facebook |

20/10/2009

Que veulent les Michel ?

Père et fils Michel n’ont pas fait de commentaires à la sortie de la réunion qui a vu la révélation de LA lettre ouverte à leur ami et Président Didier Reynders.
Pour la petite histoire, Louis a filé par une porte dérobée, affirmant devoir d’urgence prendre la route de Strasbourg.
Charles, lui, est descendu par le grand escalier, aux côtés d’une Christine Defraigne qui avait d’un coup retrouvé le sourire.
Presque aussi efficace qu'une longue interview...

Michel Reynders
Louis, Charles, Didier. l'heure du choix pour le MR... vraiment?


La situation est toutefois plus complexe qu’un simple face à face entre clans. Pour preuve ce que me confiait un sénateur, étiqueté pro Reynders, juste après le limogeage de Christine Defraigne : en interne, beaucoup de gens - dont moi - n’aiment pas Didier Reynders. Mais on ne préfère pas Charles, qui s’est grillé avec beaucoup de monde.
Et de faire référence à des réunions en Brabant wallon ou à des contacts destinés à déstabiliser le président, ce qui au final déforce tout le monde
Alors quoi, et qui? Pour l'instant il n'y a personne qui se dégage vraiment.
Un des proches du président, qui refuse de parler de "fronde organisée" par les Michel me confie quand même qu'il s'agit d'un sujet intéressant à creuser...
Et qui expliquerait bien des choses.

L'empressement des insurgés est d'autant plus surprenant que le temps risque bien de jouer en leur faveur. Les conditions ne semblent en effet pas réunies pour que Didier Reynders réédite dans deux ans son coup de 2007, en devançant le PS. Le cas échéant, il faudra alors bien que quelqu'un paye, et le Président serait tout désigné...

Vers une implosion du MR ?

Scénario extrême évidemment. Mais envisagé par plusieurs journaux au lendemain de l’affaire de la lettre.
Eric Deffet (Le Soir) Le conflit qui s’envenime n’est plus celui des barons, si Didier Reynders ne perçoit pas ça, le MR court à sa perte tôt ou tard.
Martial Dumont (Vers l’Avenir) doute que les poids lourds signataires de la lettre se contentent d’une fin de non recevoir,
ne restera alors plus qu’un scenario, une véritable guerre fratricide qui pourrait mener au schisme où à la création de deux courants : les libéraux sociaux d’un côté et la garde rapprochée de Reynders de l’autre.
Plus cruel, Francis Van de Woestyn dans La Libre Belgique avec un éditorial intitulé
Il n’y a plus de MR. Par la cécité des uns, l’impatience de quelques autres, ce parti n’est plus un parti mais une addition d’individualités.

Que peut faire Didier Reynders ?

On se le demande, en On comme en Off on nous affirme qu'il veut vraiment apaiser, tout d'abord en rencontrant les mécontents. Mais la tension interne se sent, notamment auprès de son entourage qui encaisse avec lui...

En conclusion, je me souviens de ce cadre MCC qui disait, il y a un mois déjà, le problème, c'est que le Président a lui même fermé toute porte de sortie honorable. Avant d'ajouter et nous n'avons pas les moyens de réaliser un putsch.

Vraiment pas?

14/09/2009

Il ne lâchera rien! La suite et une preuve de plus...

J’ai voulu y voir clair dans l’ambiance interne au MR ce lundi après la demande du MCC d’un référendum sur le cumul présidence-ministère.
Certes ce ne sont pas les 1ères attaques venues de l’intérieur contre Didier Reynders, mais justement, leur répétition interpelle : pourquoi un fin renard comme Gérard Deprez ou des parlementaires comme Marie-Christine Marghem prennent-ils leur président si frontalement ? Et surtout, le temps est-il venu pour Dider Reynders de s’inquiéter sérieusement ?

D’emblée un élément de réponse de la part de proches de Didier Reynders, pour lesquels il ne s’agit que d’un non-événement. Le député Jean-Luc Crucke l’a d’ailleurs dit face aux micros Ce n’est pas parce que le MCC s’enrhume que tout le MR éternue.
Certes… mais justement, pourquoi – alors qu’ils sont conscients de la faiblesse de leurs poids – les membres de la branche chrétienne du MR insistent-ils à ce point ? Et puisqu’ils sont sortis calmés, que leur a-t-on promis ou annoncé ?
Vérification faite auprès de plusieurs participants à la réunion, voilà ce qui s’est déroulé.

Tout d’abord Gérard Deprez est intervenu (alors qu’à la sortie il s’est tu), mais Didier Reynders a manifesté sa volonté de rester… Ce qui tue déjà une partie de la question et du débat sur la présidence.
Un des interrogés va plus loin Il a de toute façon lui-même fermé toute porte de sortie honorable, et le MCC n’a pas les moyens de réaliser un putsch.
Ensuite (surtout) il n’y a pas eu de majorité pour lancer une procédure… ça clarifie tout n’est-ce pas ? De fait…
Mais alors, une source de satisfaction quand même pour les grincheux du MCC ? Didier Reynders a eu ces mots « Il y a des doutes et des inquiétudes, il faudra vivre avec » c’est déjà la preuve qu’il reconnaît quelque chose (…), mais ce n’est pas une première.

Au final on a donc eu droit à une confirmation par acclamation (waouw…), un discours très convenu sur l’unité du parti, le calendrier à venir et au passage un petit sourire taquin lors d’une référence au caractère « doctrinal » et « programmatique » du Printemps des Réformes, Louis Michel qui affectionnait ces congrès au point d’en organiser sous ses deux présidences appréciera...

Un point n'a pas clairement été évoqué : "qui rédigera les pièces à casser, bases de ces congrès?". Le centre Jean Gol d'après Reynders, mais ce centre est-il vraiment ouvert à toutes les composantes du MR? On ne nous refuse jamais une participation mais il faudra effectivement qu'on se fasse entendre glisse un MCC...

On a enfin eu quelques explications internes sur les instances officielles qu’on promet (une fois de plus) de réunir plus souvent mais pas de réponse à la question : les sorties MCC sont-elles couvertes ou initiées par d’autres membres du MR ?


Ca a déjà été dit – et n’est contesté nulle part ailleurs – Didier Reynders ne lâchera rien. La preuve une fois de plus.


A lire aussi sur le sujet : article de Francis Van de Woestyn dans La Libre Belgique : Reynders confirmé à l'unanimité? Non.
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/528870/reynders-confirme-a-l-unanimite-non.html

19/08/2009

Mieux vaut en rire qu'en pleurer

Il y avait un petit air de rodéo hier à Huy, l’ex(?) fief d’Anne-Marie Lizin…
Voilà le décor : Une place de parking sur la Place Verte, réservée au collège apparemment, deux voitures ; celle de l’ancienne Bourgmestre et celle de la nouvelle, une dispute pour au final quelques griffes et beaucoup de bruit dans la presse.
Il faut dire que la rixe est emblématique d’une tension latente à Huy où Anne-Marie Lizin ne semble pas encore avoir bien digéré son éviction du mayorat.
J’imagine comment le duo d’humoristes Du Bus & Lamy (Bel RTL) aurait croqué l’affaire s’ils n’avaient pas été en vacances à ce moment.

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Anne-Marie Lizin au volant, attention danger?

A défaut, se sont leurs collègues journalistes qui se sont lâchés.
Si vous les avez manqués, voici la retranscription de ce qu’Olivier Olivier Schoonjans, aux commandes des infos matinales ce matin-là, en a tiré:


« Rien n’arrête Anne-Marie Lizin, même pas la voiture de sa rivale… ».
Le même « Anne-Marie Lizin fait toujours un carton à Huy ».

Mention spéciale aussi à mon collègue de Nostalgie Nicolas Gaspard : « on se demandait si Anne-Marie Lizin ferait marche arrière, on a la réponse ».

Il paraît que la scène a été filmé par une caméra de surveillance, pas encore disponible à l’heure où je poste ce billet. Si ça venait à être le cas, je la partagerais volontiers avec vous (à défaut de véritable actualité politique…).


10:56 Écrit par Michel dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : huy, anne-marie lizin, tensions |  Facebook |

12/08/2009

A couteaux tirés?

Vous avez été près de 150 à surfer sur ce blog dans la seule soirée du mardi 11 août (champagne !) ça vaut bien un petit billet, histoire de vous fidéliser…

Celui-ci sera consacré à deux polémique qui ont récemment opposés socialistes et écolos.
Le déménagement forcé de Jean-Claude Marcourt, pour cause d’emménagement de Jean-Marc Nollet et le même Jean-Marc Nollet accusé d’être le Roi du Cumul par les jeunes socialistes.

Oust, dehors !

Commençons. L’ordre protocolaire et les besoins de place ont donc incité le ministre vert à réclamer les bureaux jusque là occupés par l’équipe Marcourt.
Conséquence directe : un déménagement a coût exorbitant, nous dit-on, pour le contribuable (mise en caisse des documents, intégration informatique etc etc).
Pas de communiqué ni de déclaration fracassante mais quand même une belle double page dans La Libre signée du toujours très bien informé Martin Buxant.

Nollet Cumulard ?

L’autre polémique date de la semaine dernière, les Jeunes Socialistes qualifiaient le nouveau Vice-Président du gouvernement wallon de cumulard : 6 compétences, et encore en étant gentil, trop alors que les journées ne font que 24 heures… Le président du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) accuse clairement son partenaire de ne pas être en phase avec ses discours.

nollet
 
Jean-Marc Nollet, nouvelle tête de Turc du PS?

Fondamentalement rien de bien méchant, mais du rififi qui amène à poser deux constats :

-         Premièrement, aucune de ces affaires ne concerne réellement un dossier en cours de négociation (même si le cumul est cité, le débat ne fait pas – encore – rage).
Les accords de gouvernements Olivier ne sont donc pas formellement remis en question ou sujet à interprétations.

-         Toutefois les polémiques ne prennent, elles, pas de vacances.
Au contraire, elles sont même renforcées par l’absence d’actualité politique. On peut même dire qu’elles existeront toujours à la rentrée, simplement elles ne devraient plus faire les Unes.

Conclusion ? Pas de polémiques stériles ni d’intervention en urgence des (co)présidents de partis, un premier signe de maturité de l’Olivier.
Et pourtant déjà des attaques, plutôt dans le sens rouge-vert.
Voilà qui confirme que la législature sera difficile. Les deux partis n’avaient qu’une envie relative de se retrouver à la même table.
Je me rappelle ce cadre vert qui me confiait, un peu dépité, qqs jours après le début des négociations, à propos des socialistes… «on avait pas envie de s’allier avec eux (en région Wallonne), si au moins le MR avait gagné un siège, ou stagné… ils auraient pu parler de victoire, mais là… ».

On ne pourra pas reprocher aux écolos de manquer de vista politique. La législature s’annonçait tendue, elle l’est.


Article et sujet à ce propos, dans La Libre Belgique (Martin Buxant) et sur RTL TVI (sujet de Frédéric Delfosse)

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/521513/rififi-autour-d-un-cabinet-ministeriel.html

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/262734/--Les+Jeunes+Socialistes+traitent+Nollet+de+cumulard

07/07/2009

Vives tensions Ecolo - cdh

C’est notamment dit dans La Libre Belgique, et ça m’a été confirmé à bonne source : les relations entre verts et centristes sont tellement tendues que la discussion pour former un gouvernement bruxellois a un temps été prise en otage.
Joëlle Milquet n’a pas apprécié et claqué la porte en pleine réunion.

 

Voici les faits tels qu’ils m’ont été relatés, par un négociateur de même couleur que celle utilisée pour l’écriture :

 

Il était donc question de Bonne gouvernance.

La discussion s’éternise, Joëlle Milquet discute, ergote, manipule, de manière vicieuse (je cite), pour finalement revenir sur les accords conclus…
En face les verts commencent à se montrer agacés.

Lorsqu’il estime que la centriste touche aux objectifs (jusque là seuls les moyens étaient contestés), un vert menace de bloquer la négociation à Bruxelles, rien de moins !

Colère de la présidente centriste qui se lève et quitte la pièce.

Entre les deux, les socialistes comptent les points, ou les poings.

 

Un incident révélateur… que tout ne va pas si mal.

 

Soyons réalistes, ce n’est certainement pas la première porte qui claque dans ce genre de négociations.

D’ailleurs les négociations se poursuivent, à Bruxelles et ailleurs.

En outre, ce n’est qu’après coup que la presse a été informée.

 

Voilà qui permet de rappeler que, quoi qu’ils en aient dit, centristes et écolos (à l’électorat partiellement commun) ne s’allient pas vraiment de gaieté de cœur.

Je me souviens de ce président qui me glissait, a quelques semaines des élections, « on s’associera aux écolos, puis ils perdront des voix, parce que eux, ils ne savent pas gérer et après les gens sont déçus ».

Gageons que verts et oranges se disputeront encore souvent pour faire la paix par la suite. Ce qui est d’ailleurs un premier signe de maturité politique.

23/05/2009

Un tournant dans la campagne?

C’est encore une fois La Libre Belgique qui nous l’apprend, par la bouche du ministre Lutgen (par ailleurs favori pour remplacer Joëlle Milquet à la présidence) le CDH serait prêt à lâcher le PS après le 7 juin.

De l’eau dans le gaz entre les deux partenaires ?

 

Médiatiquement, c’est en tous cas un joli coup pour le quotidien qui a déjà révélé le cumul de Didier Donfut.

 

Il faut dire qu'il attaque fort, Benoît Lutgen: le CDH est submergé par un sentiment d’écœurement. La colère peut-être aussi, mais surtout l’écœurement. Et un profond dégoût…

Plus loin, plus clair encore ; Notre contrat avec le PS se termine le 7 juin. Et au-delà de l’écœurement et du dégoût, il va y avoir des traces.

 

La raison de cette colère ? Une attaque (appelons un chat un chat) de la part d’Elio Di Rupo à l’encontre de Catherine Fonck, lors d’un débat sur Bel RTL.

Le président du PS ayant dit que pour lui, sa situation de patronne d’une sprl médicale mériterait bien une enquête indépendante. La ministre avait hurlé, et tous deux sont partis sans se serrer la main (voyez ce qu'en dit Fabrice Grosfilley sur son blog, dans les liens de celui-ci).

 

Mais il n’y a pas que ça, il y a aussi les sondages (ah, les fameux sondages…) qui prédisent un recul socialiste au soir des élections.

Et puis sans doute aussi le MR, qui appelle ouvertement à une majorité sans le PS.

 

Le CDH craindrait-il de se retrouver dans l’opposition ?

 

Clairement, oui. Et curieusement c’est moins souligné par les observateurs…

A la question D'après les sondages, trois partis seront nécessaires pour une coalition. Et deux grandes orientations possibles : un Olivier ou une Jamaïquaine. Laquelle a votre préférence ? Benoît Lutgen répond J’ajouterais une autre possibilité : l’alliance PS/MR. On a vu Didier Reynders tirer sur le PS puis Louis Michel modérer les propos de Reynders dans la foulée. PS et MR, ces deux meilleurs ennemis qui se nourrissent l’un de l’autre, sont capables de repartir ensemble en coalition le lendemain du 7 juin.

Voilà qui n’est pas dénué de sens. Après les élections, on devra reparler réforme de l’état. Et sans une majorité très forte côté francophone, ça s’annonce difficile…

  

L’intégralité de l’interview de Benoît Lutgen par Fr Vande Woestyn et M Buxant via le site de La Libre :

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/504688/l-ecurement-et-le-degout.html

 

17:30 Écrit par Michel dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lutgen, ps, cdh, fonck, di rupo, tensions |  Facebook |